3-4 avril 2018 – L’industrie du cinéma au Maroc et en Afrique sud-saharienne: Vers une coopération Sud-Sud?

La Faculté des Lettres et des Sciences Humaines d’Oujda, Le Laboratoire : Langues, Cultures et Traduction, et le Laboratoire : Littérature Générale et Comparée : Imaginaires, Textes et Cultures, organisent un Colloque International  les 3 et 4 Avril 2018 à Oujda sous le thème :

L’industrie du cinéma au Maroc et en Afrique sud-saharienne : Vers la mise en place d’une coopération cinématographique Sud-Sud

Programme du colloque

Mardi 3 avril 2018, salle Nidae Essalam, (FLSH)

8:30 : Accueil des participants et des invités

9:00-9:30 : Allocutions

  • Mot du Président de l’Université Mohammed 1er
  • Mot du Doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines
  • Mot du Responsable du Laboratoire Langues, Cultures et Traduction
  • Mot du Responsable du Laboratoire Littérature Générale et Comparée : Imaginaires, Textes et Cultures
  • Mot du Directeur du Centre Universitaire de Langues et de Communication
  • Mot du Comité organisateur

9:30 : Pause café

Séance 1 : Coopération cinématographique entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne : État des lieux (Modératrice : Mme Rachida Saidi)

10:00-10:20 : Mme Afaf Zaid, M. Jaouad Serghini, Faculté des Lettres, Oujda.
« Le paysage cinématographique au Maroc : (r)évolution culturelle et structurelle. »

10:20-10:40 : M. Dorothée Dognon, Université d’Abomey Calavi, Benin (Ancien Directeur de la cinématographie de la République du Benin).
« L’industrie cinématographique marocaine et les nouvelles décisions de l’Union Africaine dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel. »

10:40-11:00 : M. N’Dri Yao, Université Félix Houphouët Boigny, Côte d’Ivoire.
« La coproduction cinématographique en Côte d’Ivoire : bilan et perspectives. »

11:00-11:30 : Débat et discussion.

Séance 2 : Le secteur du cinéma africain : Management stratégique et marketing (Modérateur : M. Mohamed Atmani)

11:45-12:05 : M. Georges MADIBA OLOKO, Université de Douala (Directeur de la Cinématographie et des Productions Audiovisuelles), M. Longin Colbert ELOUNDOU, Université de Yaoundé 1, Cameroun.
« Les stratégies de marché dans la coproduction Sud/Sud en Afrique Francophone. »

12 :05-12 :25 : M. Youssef Ait Hammou, Université Kadi Ayad, Marrakech.
« Visibilité des films du Sud. Éloge du marketing offensif. »

12: 25-12:55 : Débat et discussion.

Séance 3 : Sociologie du cinéma et de l’audiovisuel : Regards d’hommes et de femmes (Modératrice : Mme Afaf Zaid)

13:00-13:20 : M. Rachid Bekkaj, Institut Royal de formation des cadres, Rabat.
« Le cinéma africain est un enjeu culturel continental majeur : approche sociologique. »

13:20-13h40 : Mme Rachida Saidi, Faculté des Lettres, Oujda.
« Le film documentaire : défis et perspectives. »

13:40-14:00 : Mme Patricia Caillé, M. Claude Forest, Université de Strasbourg.
« Coopérations Sud-Sud : cinéastes maghrébines à l’œuvre ! »

14:00-14:20 : Mme Najat Zerrouki, Faculté Pluridisciplinaire, Nador.
« Le Maroc filmé par des femmes cinéastes : entre originalité et imitation. »

14:20-14:40 : M. Jean-Baptiste BONI ASSIÉ, Université Félix Houphouët-Boigny, Côte d’Ivoire.
« Côte d’Ivoire : Sociologie d’une industrie cinématographique en gestation (2000 à 2017) ».

14:40-15:00 : Débat et discussion.

Clôture de la première journée du colloque/ Déjeuner.

Soirée projection au Théâtre Mohammed VI (Association Ciné Maghreb), à partir de 19 h.
Film « Lhajjates », du réalisateur marocain Mohammed Achour sorti en 2017.

Mercredi 4 avril 2018, Centre de Langues et de Communication

Séance 1 : Enjeux culturels et linguistiques du cinéma africain (Modératrice : Mme Souad Masmoudi)

9:00-9:20 : Mlle Amal Alaoui, Université Abdelmalek Essadi, FLSH, Martil-Tétouan.
« Le Maroc et L’union africaine : la singularité d’un cinéma pluriel. »

9:20-9:40 : M. Mohammed Koudded, Université Kasdi Merbah, Ouargla, Algérie.
« La traduction cinématographique au Maroc : Vecteur de développement de la coopération cinématographique au Maghreb et en Afrique subsaharienne. »

9:40-10:00 : M. Omar El Yahyaoui, FSTH, Université Mohammed 1er, Al Hoceima.
« Le cinéma du Maroc comme moyen de développement coopératif en Afrique »

10:00- 10:20 : Mme Amina Bensalah, Doctorante, Laboratoire Langues Cultures et Traduction.
« Enjeux culturels de la traduction cinématographique au Maroc: cas de La prière de l’absent du réalisateur Hamid Benani. »

10:20-10:40 : M. Khalid Hakim, Doctorant, Laboratoire Langues Cultures et Traduction.
« L’identité culturelle dans le cinéma marocain: cas de Hakim Belabbes. »

10 :40-11:00 : M. Abderrahim Seddik, Docteur-chercheur, Faculté des Lettres, Oujda.
« Le Cinéma au Maroc : lieu de mémoire et de dynamique culturelle. Cas de La Chambre noire de Hassan Benjelloun. »

11:00 – 11:20 : M. Said Ouyssa, Doctorant Laboratoire : Littérature Générale et comparée : Imaginaires, Textes et Cultures.
« L’adaptation cinématographique des romans, vers une rationalisation des enjeux culturels, sociaux et politiques. »

11:20-11:45 : Débat et discussion.

11:45 : Pause café

Séance 2: Expériences et pratiques cinématographiques : réalisation, (co)production, diffusion (Modérateur, M. Jaouad Serghini)

12:00-12:20 : M. Dieudonné Alaka, Université de Yaoundé I, (Producteur).
« La coproduction Sud-Sud : expérimentation, enjeux et mécanismes au sein d’une société de production camerounaise. »

12:20- 12:40 : M. Kamal Kamal, réalisateur, Casablanca.
« Le cinéma marocain en question. »

12:40-13:00 : M. Khalid Sli, Directeur du Festival Maghrébin du Film d’Oujda.
« Promouvoir le cinéma à l’Oriental : enjeux et défis. »

13 00-13:20 : Mlle. Etouil Ilham, Doctorante, Équipe Communication et Développement
« Communication et Cinéma (région de l’Oriental). »

13:20-13:40 : Débat et discussion.

Séance 3 : Regards croisés.

13:40-15:20 : Table ronde animée par M. Georges Madiba.

Mme Patricia Caillé, Présentation du Réseau Hescale (Histoire, Économie, Sociologie des Cinémas d’Afrique et du Levant).

Clôture du colloque / Déjeuner

En partenariat avec le Centre universitaire de Langues et de Communication, le réseau Hescale (Histoire, Économie, Sociologie des Cinémas d’Afrique et du Levant), Le Centre cinématographique marocain, L’Association Ciné Maghreb Oujda et l’institut ILLE (Institut des Langues et Littérature européennes Université Haute Alsace Mulhouse).

Comité d’organisation :

N. Mouaden, M. Kembouche, A. Bezzazi, A. Zaid, R. Dziri, J. LFareh, A. Jarhnine, R. Saidi, I. Belgaid, M. Srhir, K. Settouti, M. Tijjini, S. Masmoudi, M. Atmani, M. El Bouziki, C. Forest, P. Caillé, J. Serghini.
Doctorants : Laboratoire Langues Cultures et Traduction :
Amina Bensalah, Hajir Rifai, Hajar Kembouche, Hicham El Rhali, Abdelouahid Lakhloufi, Fatima Zahra Bouhafna, Mohssine Oumimouna, Mimoun Benatalla, Khalid Hakim.
Doctorants : Laboratoire Littérature Générale et Comparée : Imaginaires, Textes et Cultures :
Jelloul Bouhmida, Abdeljalil El Khalil, Fatima Boutkhil, Said Ouyssa, Abdelkrim Chidmi, Youssef El Habachi, Mounir Shoul, Hicham Boulakhsoumi.

Comité scientifique :

Noureddine Mouaden (FLSH, Oujda), Mohammed Kembouche (FLSH, Oujda), Abdelkader Bezzazi (FLSH, Oujda), Afaf Zaid (FLSH, Oujda), Jaouad Serghini (FLSH, Oujda), Jamal Eddine Lfareh (FLSH, Oujda), Mustapha Tijjini (FLSH, Oujda), Rachid Dziri (FLSH, Oujda), Abdallah Jarhnine (FLSH, Oujda), Georges Madiba (Directeur de la cinématographie, Ministère des arts et de la culture, Cameroun), Souad Masmoudi (FLSH, Oujda), Karima Settouti (FLSH, Oujda), Abdellah Hammouti (FLSHO), Najat Zerrouki (Faculté Pluridisciplinaire de Nador), Bouchra Benbella (Faculté de Meknès), Rachida Saidi (FLSH, Oujda), Claude Forest (Université de Strasbourg), Patricia Caillé (Université de Strasbourg), Françoise Naudillon (Université Concordia, Montréal, Canada), Ute Fendler (Université Bayreuth, Allemagne), Frédérique Tudoire (ILLE, Université Haute Alsace, Mulhouse), Mohammed El Bouziki (FLSH, Oujda), Mohammed Atmani, (FSO, Oujda), Ibtissam Belgaid (FLSH, Oujda), Massira Seghir (FLSH, Oujda).

Coordination : Mme Afaf Zaid / M. Jaouad Serghini

SOUMISSION DES ABSTRACTS :   Nouvelle date butoir 30 novembre 2017

En partenariat avec le Centre Cinématographique Marocain CCM, le Centre universitaire de Langues et de Communication, le réseau Hescale (Histoire, Économie, Sociologie des Cinémas d’Afrique et du Levant) et l’institut ILLE (Institut des langues et littératures européennes-Université Haute Alsace Mulhouse).

Créé en 1944, le centre cinématographique marocain (CCM), placé sous la tutelle du ministère de la communication, est l’un des plus anciens établissements publics chargés à la fois de contrôler, de réglementer et de promouvoir les secteurs du cinéma au Maroc. Sa restructuration a eu récemment un impact positif sur la production cinématographique nationale.En effet, depuis les années 1990, le cinéma marocain vit un épanouissement significatif grâce aux subventions importantes dont bénéficient les jeunes réalisateurs marocains, ce qui a permis de créer un environnement stable pour la production cinématographique. Le fonds d’aide pour la production cinématographique dont dispose exceptionnellement le Maroc, par rapport à d’autres pays arabes et africains, lui a permis de produire, chaque année, une vingtaine de longs-métrages et une cinquantaine de courts-métrages. Et grâce à d’autres mécanismes de soutien, notamment l’Avance sur Recettes en 2003, qui suppose un remboursement des aides publiques reçues par les réalisateurs (même si son fonctionnement peut poser question), la production nationale s’est davantage accélérée. Depuis lors, les fonds ne cessent d’augmenter et les subventions étatiques atteignent en 2009 un montant annuel de 60 millions de dirhams.

Dans ce cadre, force est de constater que le cinéma marocain s’est avéré leader par rapport aux pays de l’Afrique subsaharienne. L’accord de coopération et de coproduction de films cinématographiques entre le gouvernement du royaume du Maroc et le gouvernement de la république du Sénégal en 1992 a déjà fait référence. Ce genre d’échanges visait à relancer la production de films disposant d’une qualité technique et artistique et contribuer, ainsi, au progrès économique et culturel en matière cinématographique entre les deux pays. Cet accord s’est vu généralisé à d’autres pays africains tels le Mali, le Niger, le Bénin, Côte d’Ivoire et le Congo. Ces accords s’inscrivent dans un environnement plus vaste, d’acteurs et d’initiatives comme celles par exemple  de la Fepaci (Fédération Panafricaine des Cinéastes), et de mécanismes comme leFPCA (Fonds panafricain pour le cinéma et l’audiovisuel), censés contribuer au développement de la production du cinéma africain, à la structuration de la filière. Leur impact sur les productions cinématographiques passées et futures reste à déterminer. Au-delà du cinéma, cette orientation panafricaine s’est vue renforcée par la réintégration du Maroc, en cette année 2017, dans l’Union Africaine (UA), un retour qui ne sera pas sans enjeux ni conséquences sur les partenariats économiques et politiques certes mais aussi culturels au sein de cette institution panafricaine.

Relever les défis majeurs du continent africain est aussi l’ambition du Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) qui vise, grâce à la mise en place de plusieurs partenariats tant avec la communauté internationale qu’avec les communautés régionales, à mobiliser les ressources nécessaires pour anticiper le développement socio-économique du continent africain. À ce titre, quelles formes prennent les coopérations inter-africaines dans le secteur du cinéma : transferts d’expertises, collaborations, programmes de développement censés répondre aux besoins et attentes des pays partenaires ? Quels sont les objectifs de tels programmes d’action  et dans quelles visions de l’histoire, des cultures des pays africains s’inscrivent-ils ? Dans quels termes penser la coopération cinématographique Sud-Sud ? Constitue-t-elle le socle de l’échange de pratiques optimales et de soutien mutuel des pays de l’UA en vue d’une action commune en faveur de la promotion et du développement de la coopération, de la production et de la coproduction cinématographique locale et panafricaine.

C’est dans ce cadre que nous souhaitons examiner, à l’occasion de ce colloque, qui coïncide avec le retour officiel du Maroc au sein de l’Union Africaine,différentes questions relatives à l’industrie cinématographique au Maroc et en Afrique subsaharienne. Nous souhaitons également faire le point sur les enjeux de la coproduction interafricaine. La coproduction Sud-Sud est-elle en mesure de donner une nouvelle dynamique conséquente à l’industrie cinématographique au Maroc et en Afrique subsaharienne, créant ainsi des ponts et des passerelles pour de nouvelles perspectives capables de pérenniser leurs identités culturelles enracinées les unes dans les autres ?

Ainsi, nous proposons trois grands axes de recherche (non exhaustifs) :
I – Etat des lieux :
  • Les différents accords bilatéraux entre le Maroc et des Etats africains ont-ils favorisé les coproductions? Quels en ont été les acteurs et les leviers ?
  • Quel bilan peut-on tirer des accords de production passés ? Quel impact sur la coproduction inter-africaine ?
  • Comment les différents acteurs de la filière perçoivent-ils la coproduction interafricaine ?
  • Existe-t-il des coproductions hors accord bilatéral ? Quelle différence
II- Enjeux politiques, juridiques et économiques et des coproductions interafricaines en contexte :
  • Quelle est la spécificité des coproductions interafricaines ? Quels enjeux politiques et économiques ?
  • Quels cadres économiques, politiques et juridiques pour la mise en place d’un fond d’aide à la production africaine sous l’égide du Maroc ?
  • Comment les institutions étatiques africaines peuvent-elles accompagner la co-production ?
  • Comment la réintégration de l’Union Africaine par le Maroc pourrait-elle affecter la coopération Sud-Sud en matière de production cinématographique ?
  • Quelles sont les entraves à la mise en place d’une réelle coproduction inter-africaine ?
  • La coproduction inter-africaine face aux difficultés structurelles du secteur du cinéma au Maroc et en Afrique Subsaharienne
  • Le rôle des initiatives entrepreneuriales et leur possibilité d’investissement dans le secteur du cinéma.
  • Le Maroc et l’Union africaine : perspectives culturelles et cinématographiques.
  • Quels marchés et quelles diffusions pour les productions interafricaines aujourd’hui ?
  • En quoi les nouveaux modèles économiques de production et de diffusion en Afrique subsaharienne affectent-ils les coproductions interafricaines ?
III – Enjeux sociaux, culturels et linguistiques des coproductions interafricaines en contexte ?
  • La coproduction interafricaine entre utopie et réalité.
  • Quels sont les enjeux culturels des coproductions interafricaines ?
  • Des coproductions interafricaines pour quels publics ?
  • Quid des coproductions interafricaines et de la francophonie ?
Comité d’organisation :

N. Mouaden, M. Kembouche, A. Bezzazi, A. Zaid, J. LFareh, R. Saidi, K. Settouti, M. Tijjini, S. Masmoudi, M. Atmani, M. El Bouziki, C. Forest, P. Caillé, J. Serghini.

Comité scientifique :

Noureddine Mouaden (FLSH, Oujda), Mohammed Kembouche (FLSH, Oujda), Abdelkader. Bezzazi (FLSH, Oujda), Afaf. Zaid (FLSH, Oujda), Jamal Eddine LFareh (FLSH, Oujda), Mustapha Tijjini (FLSH, Oujda), Rachid Dziri (FLSH, Oujda), Abdallah Jarhnine (FLSH, Oujda), Souad Masmoudi (FLSH, Oujda), Karima Settouti (FLSH, Oujda), Abdellah Hammouti (FLSH, Oujda), Najat Zerrouki (Faculté Pluridisciplinaire de Nador), Khalid Jaafar (EST, Oujda), Bouchra Benbella (Faculté de Meknès), Rachida Saidi (FLSH, Oujda), Claude Forest (Université de Strasbourg), Patricia Caillé (Université de Strasbourg, CREM EA3476), Françoise Naudillon (Université Concordia, Montréal, Canada), Ute Fendler (Université Bayreuth, Allemagne), Frédérique Tudoire (ILLE, Université Haute Alsace, Mulhouse), Jaouad Serghini (FLSH, Oujda).

SOUMISSION DES ABSTRACTS :   Nouvelle date butoir 30 novembre 2017
RÉPONSE DU COMITÉ :               15 janvier  2018

Les propositions de communication (Nom, prénom, institution d’attache, un titre, un résumé de 300 mots maximum, et 5 mots-clés) seront envoyées au plus tard 15 octobre 2017, aux adresses des coordonnateurs:

-Mme Afaf Zaid : afaf_zaid@yahoo.fr et  M. Jaouad Serghini : jaouadserghini@yahoo.fr

Langues du colloque : français, anglais et arabe.

NB : Les frais d’hébergement (2 nuitées) et de restauration sont pris en charge par les organisateurs par contre les frais de déplacement sont à la charge des participants.