Les salles de cinéma en Afrique sud saharienne francophone (1926-1980)

L’apparition et le développement du cinéma en salles dans les colonies d’Afrique occidentale et équatoriale française sont essentiellement du fait de Français. Les deux entreprises d’importation et de diffusion des films finiront par être rachetées en 1973 et les trois centaines de salles rapidement revendues aux Africains. Sept ans plus tard, ce sera au tour de la distribution de la totalité des films, prélude immédiat à un effondrement extrêmement rapide de l’ensemble de la filière cinéma sur la zone. Néanmoins, la compréhension des évènements de cette décennie cruciale permet seule de savoir pourquoi la disparition des intérêts français, réclamée par les réalisateurs africains, signera en réalité la mort des salles de cinéma dans tous leurs pays, et l’impossibilité d’amorcer une production pérenne de films.

  • Broché – format : 15,5 x 24 cm
  • ISBN : 978-2-343-18405-0 • 4 novembre 2019 • 300 pages
  • EAN13 : 9782343184050
  • EAN PDF : 9782140134265
  • https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=64333

Claude FOREST est professeur en études cinématographiques. Ses travaux portent principalement sur l’histoire économique du cinéma en Europe et en Afrique, ainsi que sur la socioéconomie de la demande des publics. Il a publié une vingtaine d’ouvrages sur ces questions.

Pratiques et usages du film en Afriques francophones. Maroc, Tchad, Togo, Tunisie

 

 

Quatre enquêtes de terrain menées auprès de 3 000 personnes dans deux pays d’Afrique du Nord (Maroc Tunisie) et deux du Sud du Sahara (Tchad, Togo), à partir d’un questionnaire commun avec des adaptations locales, posent un jalon dans une réflexion sur les rapports que ces publics entretiennent aujourd’hui avec les films en Afriques. L’analyse permet de rendre compte des oeuvres vues, par quels moyens dans différents contextes, et de questionner les usages, les sociabilités qu’ils suscitent, les cultures de films qui en découlent, etc. Il s’agit ainsi d’interroger le statut du film dans le jeu de l’offre et de la demande de productions audiovisuelles dans les pays concernés, la place de la production locale sur des marchés longtemps dominés par les productions audiovisuelles occidentales. Ce volume est un approfondissement des premiers résultats d’enquête publiés dans Regarder des films en Afriques (Presses universitaires du Septentrion, 2017).

Dix films d’Afrique

Dix textes inédits sur dix films d’Afrique : cette anthologie retrace la rencontre entre des auteurs et des films venus d’Afrique de l’Ouest, du Maghreb et de la diaspora africaine depuis les années 2000. Avec une diversité de styles et d’approches, nous suggérons que ces films et ces textes interrogent certaines questions traversant le cinéma à partir d’un renversement du regard : non plus en venant du cinéma mondial pour aller vers un cinéma présupposé africain, mais en réfléchissant au cinéma contemporain depuis l’Afrique « qui advient ».

François Fronty est cinéaste. Chargé de cours en cinéma à l’Université Paul-Valéry de Montpellier, cofondateur et coordonnateur du GRECIREA (Groupe de Recherche Cinéma du Réel Africain), il a publié divers articles sur des questions de cinéma et codirigé La diversité du documentaire de création en Afrique (L’Harmattan, 2015).

Avec des contributions de Mamadou Sellou Diallo, Farah Clémentine Dramani- Issifou, François Fronty, Ikbal Zalila, , Delphe Kifouani, Sada Niang, Kamel Ben Ouanès, Annick Rachel Kandolo, Daniela Ricci, Gora Seck.

Les cinémas arabes et la littérature

Le présent ouvrage ambitionne de combler un manque en évaluant la place qu’occupe dans les cinémas arabes la littérature, que les œuvres soient des films d’auteur ou non. Les études synthétiques présentées concernent les différents pays de la zone traitée et des études transversales sur les formes et les genres, les adaptations de la littérature arabe et de la littérature occidentale viennent compléter l’ensemble. Les études de détail sur des cinéastes et leurs démarches qui enrichissent cet essai, tout comme les filmographies inédites exposées contribuent à donner un éclairage nouveau sur des cinémas encore insuffisamment connus.

Lauréat de l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC, Paris), titulaire d’un doctorat en littérature américaine, Ahmed Bedjaoui est professeur des universités à l’université Alger III, directeur artistique du Festival du film engagé d’Alger et président du Fonds d’aide au cinéma. En 2019, il a présidé le jury de fiction du FESPACO ainsi que le Festival du film maghrébin d’Oujda.

Michel Serceau est docteur d’État (Études cinématographiques). Il a enseigné le cinéma aux universités Paris 3, Paris 4 et Paris 10. Il poursuit des recherches sur la réception du cinéma selon les publics et les lieux de diffusion, les relations du Septième Art avec la littérature, les cinémas du Maghreb et des pays arabes.

Produire des films : Afriques et Moyen Orient

 

Dans des pays caractérisés par une profusion d’images essentiellement venues d’autres continents, et par une production très inégale, voire inexistante, quels ont été les modèles dominants de production? Quels sont ceux que les mutations en cours font émerger?

Quels sont les enjeux économiques, industriels et sociaux de cette mutation numérique? Quels en sont les principaux acteurs? Qu’en est-il de la participation et du rôle des États? Quels liens financiers, politiques, juridiques, demeurent avec les anciennes métropoles coloniales, avec les nouveaux acteurs de la production?

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