Filmer les peaux foncées

Par Diarra Sourang, 2019, 142 p.

Comment filmer les peaux foncées ? L’idée première de l’ouvrage était de répondre à cette question d’un point de vue strictement technique, de ne parler que de caméra, de lumière et des autres outils du chef opérateur. Pourtant, il était difficile de faire abstraction des considérations socioculturelles qu’elle implique. L auteure a donc essayé de comprendre ce qu’est une peau foncée en tant qu’idée, en tant que matière et en tant qu’élément à filmer.

Diplômée en 2018 de l’École nationale supérieure Louis-Lumière en section cinéma, Diarra Sourang présente ici sa recherche de fin d’études. Elle travaille aujourd’hui comme électricienne de prise de vue sur les plateaux de cinéma et souhaite devenir directrice de la photographie.

 

  • Date de publication : 27 novembre 2019
  • Broché – format : 13,5 x 21,5 cm • 142 pages
  • ISBN : 978-2-343-18358-9
  • EAN13 : 9782343183589
  • EAN PDF : 9782140136269
  • EAN ePUB : 9782336887012
  • (Imprimé en France)

 

Les filières cinématographiques en Afrique et au Moyen-Orient au prisme du genre : Enjeux, questionnements et terrains

Programme colloque HESCALE – Istanbul, les 19 et 20 mars 2020  (Colloque reporté à l’automne 2020)

En lançant le projet « Les filières cinématographiques en Afrique et au Moyen-Orient au prisme du genre : Enjeux, questionnements et terrains » par le biais de l’appel à articles publié fin 2018, nous revendiquions une démarche innovante qui consistait à interroger au prisme du genre et dans une approche comparative, le fonctionnement d’une filière dans ses dimensions professionnelle, créative et culturelle. Notre volonté était d’entamer une démarche patrimoniale de recueil de données sur des pays et/ou métiers qui n’en disposent pas (ou de manière parcellaire) afin de rendre compte de l’accès genré aux différentes activités de la production, mais aussi de la circulation et de la valorisation des films. L’enjeu de ces journées sera de valoriser les résultats obtenus, de faire un bilan des recherches menées, de réfléchir à la méthodologie, aux démarches privilégiées, aux difficultés rencontrées, afin d’envisager dans une discussion collective de cette expérience, les moyens de développer et d’approfondir les questionnements et les terrains, d’évoquer les points aveugles et faire émerger les axes de réflexion qui nous paraissent les plus pressants.

 

Le 19 mars 2020

9:30 Accueil, Café

10:00 Discours  d’inauguration

Francis Rousseaux, Université Galatasaray

Hulya Tanriöver, FILMMOR
Ayse Toy Par, Université de Galatasaray, MEDIAR
Patricia Caillé, Université de Strasbourg (CREM EA 3476), HESCALE
Raluca Calin, Université d’Avignon (LCC – EA 7542)

10:30- 12:00

Première session: Les éclaireuses: quel héritage ? Modération Raluca Calin

Claude Forest (Univ. de Strasbourg – IRCAV): Andrée Davanture, monteuse. Un œil à l’écoute

Patricia Caillé (Univ. de Strasbourg – CREM EA 3476): Le Liban, une exception ? De Heiny Srour à un secteur géré par des femmes

Anna-Marie Jansen van Vuuren (Tshwane University of Technology):  Katinka Heyns: Legacy and influence on the South African film industry

Discussion

12:30-14:00 Pause déjeuner

14:00-16:00 

Deuxième session: Porter le flambeau national de la résistance à la contestation Modération Patricia Caillé

Salima Tenfiche (Univ. Paris 7 Denis Diderotj – CERILAC): La place des femmes dans le cinéma algérien contemporain, un indicateur d’affranchissement vis-à-vis de l’État

Emna Mrabet (Univ. Paris 8 – ESTCA): Femmes réalisatrices en Tunisie : une tradition révolutionnaire ?

Hülya Uğur Tanrıöver (Professeure émérite, FILMMOR): Gülsenem Gün (Univ. Galatasaray) : Courage, persévérance et solidarité : les réalisatrices du nouveau cinéma turc face à la crise des industries de films

Raluca Calin (Univ. Avignon, EA 7542 – LCC) : La figure de la réalisatrice en Ethiopie : une nouvelle vague conjuguée au féminin

Discussion

Pause café

3ème session Trajectoires artistiques et professionnelles Modération Ayşe Toy Par

16:30- 18:00

Lambert Ndzana (Univ. de Paris 3 – IRCAV) : Au Cameroun, les femmes ont-elles le même accès que les hommes aux métiers du cinéma ?

Alejandra Val Cubero (Universidad Carlos III de Madrid – TECMERIN): Nujoom Alghanem: Filming in the United Arab Emirates

Mame Rokhaya Ndoye (Univ. Gaston Berger – CIERVAL): La figure de la réalisatrice ouest-africaine francophone. Portraits croisés entre le Burkina Faso et le Sénégal.

Le 20 mars 2020, Institut Français d’Istanbul et FILMMOR

09:30 Accueil café

10:00-12:00 Réunion de travail avec les participants du colloque au sujet de la publication et du projet HESCALE 2021

Déjeuner

13:00 – 16:30  Participation au Festival International Itinérant des Films de Femmes FILMMOR: Projection de films et débat

16:30 – 17:00 pause café

17:00 – 18:45  Projection de Sofia (2017), un film de Meryem Benm’Barek

19:00 – 20:00  Table ronde avec la réalisatrice Meryem Benm’Barek et les chercheures Particia Caillé, Gülsenem Gün et Hülya Ugur Tanrıöver sur le thème : Le cinéma des femmes au Maghreb et en Turquie

Dîner

Comité d’organisation et responsabilité scientifique: Patricia Caillé (Université de Strasbourg – CREM EA 3476), Raluca Calin (Université d’Avignon – LCC EA 7542), Hülya Tanriöver (Professeure émérite – FILMMOR), Ayse Toy Par (Université de Galatasaray – MEDIAR)

Ce colloque est financé par :
– MEDIAR, Université de Galatasaray
– FILMMOR
Il est soutenu par:
– Institut français d’Istanbul
– L’IRCAV – Université de Paris 3

Les salles de cinéma en Afrique sud saharienne francophone (1926-1980)

L’apparition et le développement du cinéma en salles dans les colonies d’Afrique occidentale et équatoriale française sont essentiellement du fait de Français. Les deux entreprises d’importation et de diffusion des films finiront par être rachetées en 1973 et les trois centaines de salles rapidement revendues aux Africains. Sept ans plus tard, ce sera au tour de la distribution de la totalité des films, prélude immédiat à un effondrement extrêmement rapide de l’ensemble de la filière cinéma sur la zone. Néanmoins, la compréhension des évènements de cette décennie cruciale permet seule de savoir pourquoi la disparition des intérêts français, réclamée par les réalisateurs africains, signera en réalité la mort des salles de cinéma dans tous leurs pays, et l’impossibilité d’amorcer une production pérenne de films.

  • Broché – format : 15,5 x 24 cm
  • ISBN : 978-2-343-18405-0 • 4 novembre 2019 • 300 pages
  • EAN13 : 9782343184050
  • EAN PDF : 9782140134265
  • https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=64333

Claude FOREST est professeur en études cinématographiques. Ses travaux portent principalement sur l’histoire économique du cinéma en Europe et en Afrique, ainsi que sur la socioéconomie de la demande des publics. Il a publié une vingtaine d’ouvrages sur ces questions.

Pratiques et usages du film en Afriques francophones. Maroc, Tchad, Togo, Tunisie

 

 

Quatre enquêtes de terrain menées auprès de 3 000 personnes dans deux pays d’Afrique du Nord (Maroc Tunisie) et deux du Sud du Sahara (Tchad, Togo), à partir d’un questionnaire commun avec des adaptations locales, posent un jalon dans une réflexion sur les rapports que ces publics entretiennent aujourd’hui avec les films en Afriques. L’analyse permet de rendre compte des oeuvres vues, par quels moyens dans différents contextes, et de questionner les usages, les sociabilités qu’ils suscitent, les cultures de films qui en découlent, etc. Il s’agit ainsi d’interroger le statut du film dans le jeu de l’offre et de la demande de productions audiovisuelles dans les pays concernés, la place de la production locale sur des marchés longtemps dominés par les productions audiovisuelles occidentales. Ce volume est un approfondissement des premiers résultats d’enquête publiés dans Regarder des films en Afriques (Presses universitaires du Septentrion, 2017).

Dix films d’Afrique

Dix textes inédits sur dix films d’Afrique : cette anthologie retrace la rencontre entre des auteurs et des films venus d’Afrique de l’Ouest, du Maghreb et de la diaspora africaine depuis les années 2000. Avec une diversité de styles et d’approches, nous suggérons que ces films et ces textes interrogent certaines questions traversant le cinéma à partir d’un renversement du regard : non plus en venant du cinéma mondial pour aller vers un cinéma présupposé africain, mais en réfléchissant au cinéma contemporain depuis l’Afrique « qui advient ».

François Fronty est cinéaste. Chargé de cours en cinéma à l’Université Paul-Valéry de Montpellier, cofondateur et coordonnateur du GRECIREA (Groupe de Recherche Cinéma du Réel Africain), il a publié divers articles sur des questions de cinéma et codirigé La diversité du documentaire de création en Afrique (L’Harmattan, 2015).

Avec des contributions de Mamadou Sellou Diallo, Farah Clémentine Dramani- Issifou, François Fronty, Ikbal Zalila, , Delphe Kifouani, Sada Niang, Kamel Ben Ouanès, Annick Rachel Kandolo, Daniela Ricci, Gora Seck.